Mon reve familier

Mon reve familier
"Je fais ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues
Et pour sa voix, lointaine et calme, et grave,
Elle a l'inflexion des voix chères qui se sont tues.
"

PAUL VERLAINE
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# Posté le mercredi 19 août 2009 20:18

Modifié le mercredi 19 août 2009 20:45

Je n'appartiens à personne ; quand la pensée veut être libre, le corps doit l' être aussi.

Je n'appartiens à personne ; quand la pensée veut être libre, le corps doit l' être aussi.
« Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de ces deux êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelques fois : mais [au moins] j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. »

On ne badine pas avec l'amour (acte 2 scène V)
Alfred de Musset (1810-1857)

# Posté le dimanche 28 décembre 2008 13:11

L'art poétique

L'art poétique
Aimez donc la raison : que toujours vos écrits

Empruntent d'elle seule et leur lustre et leur prix

On lit peu ces auteurs nés pour nous ennuyer

Quoi que vous écriviez, évitez la bassesse

Soyez simple avec art,

Sublime sans orgueil, agréable sans fard.

Il est certains esprits dont les sombres pensées

Sont, d'un nuage épais, toujours embarrassées ;

Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.

Selon que notre idée est plus ou moins obscure,

L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,

Et les mots pour le dire arrivent aisément.

Hâtez-vous lentement ; et, sans perdre courage,

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage.

Il faut que chaque chose y soit mise en son lieu ;

Que d'un art délicat les pièces assorties

N'y forment qu'un seul tout de diverses parties.

Faites-vous des amis prompts à vous censurer ;

Mais sachez de l'ami discerner le flatteur.

Aimez qu'on vous conseille et non pas qu'on vous loue.

Souvent sur ses vers un auteur intraitable

À les protéger tous se croit intéressé.

Cependant, à l'entendre, il chérit la critique ;

Mais ce beau discours

N'est rien qu'un piège adroit pour vous les réciter.

Ainsi qu'en sots auteurs,

notre siècle est fertile en sots admirateurs.

Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire.

# Posté le jeudi 25 septembre 2008 19:54

Jeunesse. L'âge du possible.

Jeunesse. L'âge du possible.
Celle là fallait que je la mette.
(et oui, 20 ans...)



Il faut boire jusqu'à l'ivresse sa jeunesse Car tous les instants de nos vingt ans nous sont comptés Et jamais plus le temps perdu ne nous fait face.
Aznavour

# Posté le vendredi 22 août 2008 04:06

Modifié le jeudi 25 septembre 2008 20:02

Carpe diem

Carpe diem
Marche face au soleil sans craindre la brûlure du bonheur et laisse ton ombre lutter contre les ténèbres dans ton dos.

# Posté le dimanche 10 août 2008 16:06